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03 juillet 2011
Bon Iver, Bon Iver
Fraicheur d'été
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"Je pouvais sentir que je me dirigeais vers des temps heureux, mais je n'y étais pas encore. (...) Le disque vient de cette décision de tout faire pour me sentir bien au lieu d'être énervé à longueur de temps", dit-il.

C'est sur, à l'écoute de cet album ce n'est pas l'énervement qui prévaudra comme sentiment. Au contraire, ces dix chansons bercent, entrainent vers une « zenitude » et parfois même poussent jusqu'à la mélancolie. C'était ce qui faisait la force de son premier album « For Emma, forever ago » : vous tirer toutes les larmes du corps. Justin Vernon l'avait écrit à la suite d'une rupture douloureuse et s'était isolé dans la campagne du Wisconsin.

Mais ne vous précipitez pas sur les kleenex pour ce second opus. Si la voix haut perchée de Justin Vernon et les mélodies de la guitare de Greg Leisz et du saxophone de Colin Stetson (Arcade Fire), ses deux complices, vous déconnectent, vous envoutent et que tout semble guimauve autour de vous, il reste dans cet univers comme un air d'optimisme, un parfum d'espoir.

Pour cet album Bon Iver est sorti de sa cabane de pêcheur du Wisconsin pour se frotter à d'autres climats et d'autres horizons. "Le disque parle de ma relation à un endroit et de son évolution dans le temps" explique-t-il. Une étrangeté, le titre Beth/Rest est très 80’s, un anachronisme sûrement du au fait que cette balade qu'est l'album nous fait perdre parfois la notion du temps.



boniver.org


Robin pour exportMusic.