
Un soleil radieux mais couchant accueillait les festivaliers s’aventurant en terre vendéenne pour cette seconde soirée de concerts. Curieusement l’herbe déjà foulée la veille semblait ce soir moins bien recouverte par le public, 6000 selon les locaux. La morosité des temps en arriverait-elle même à toucher la musique estivale.
Flamboyantes, surréalistes, frappantes. Parler des couleurs d’Ebony Bones semble la moindre des banalités. Passé le choc visuel, l’artiste anglaise a surpris et ravi par sa soul brutale et chaleureuse. A peine arrivée, cette guerrière bariolée capte toute les attentions et s’approprie scène et public.
Nneka était attendue par beaucoup. Rencontrée à Bristol, l’artiste nigériane nous avait bluffés par la force d’un engagement enraciné dans sa musique. Ses textes qui parlent de pauvreté, de guerre et d’Afrique sont portés par une voix et un charisme qui tranchent avec sa frêle silhouette ébouriffée.
Entourée de ses musiciens venus des quatre coins de la planète, Nneka entre sur scène emmitouflée dans son keffieh pour débuter son set. Elle gagne en énergie au gré des titres et fini par entrainer le public encore calme en ce début de soirée.
Julien
& Anne
pour exportMusic.