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22 mars 2009

William Rousseau
Ton Homme en passant

Après son passage au Réservoir à Paris et dès lors en possession de son album "Ton homme en passant" il m'a fallût du temps pour l'écouter, pour l'apprivoiser, mais aussi de la patience pour le comprendre. William ROUSSEAU est pourtant bien loin d'être inconnu du grand public, il a notamment collaboré avec Florent PAGNY et Faudel ou plus récemment a composé la musique de "Tatoue-moi" de Mozart l'opéra Rock avec Jean-Pierre PILOT, Olivier SCHULTHEIS et Rodrigue JANOIS.

La nouvelle livraison de William ROUSSEAU se nomme "Ton homme en passant". William, accompagné par CYRILLE FOURNEL à la batterie et d'Olivia SCEMAMA à la contrebasse, n'est pas prétentieux du bout de ses onze chansons pops faites de ballades entêtantes formant un album co-réalisé par Hubert SALOU (qui a travaillé sur l'album "La fille d'avril" de Laurent VOULZY). Le chant taillé de William pour les harmonies sur-mesure n'hésite pas au cours d'une même chanson à prendre un tournant très rock n'roll. L'attaque frontale de "Je voudrais te voir nue", le collage inspiré du ludique et puissant "Comme un soviet" qui dresse le portrait d'une jeune femme moderne volontaire mais un peu larguée ("Elle se lève tôt l'après-midi. Elle est toute nue elle prend la fuite. Elle voit tout rouge quand on l'embête.") ou les aspérités profondes de "Mes rêves laissent des ecchymoses" donnent à ce disque une densité et une saveur qui installent d'emblée William ROUSSEAU à la table en ébullition de la nouvelle scène française.


William Rousseau

L'amour y est d'ailleurs chanté à toutes les sauces : innocent et nostalgique comme dans "La fêtes des loges"; au goût de happy end dans "Il s'en est fallu de peu", allant jusqu'à l'amant désespéré qui après avoir dressé la liste des efforts serviles qu'il aura fait pour conquérir une vraie tête de linotte, s'exclame avec un sourire sardonique : "Il faudra bien qu'il y ait quelqu'un qui paye pour les nuits sans sommeil." Si William ROUSSEAU aborde frontalement le sexe comme dans "Je voudrais te voir nue", c'est toujours avec un humour politiquement incorrect : "L'écologie t'inquiète? Pour ce qui est de la planète, pour moi le réchauffement commence par ton cul!". S'il dit des horreurs comme dans "Petite gourde", c'est toujours presque en douceur, presque en mode berceuse. Quand aux morceaux pop, les petites fusées ébouriffantes que contient l'album tel "Comme un soviet", frappent par leur énergie précise, leur mots slogans portés par des guitares parfaitement domptées.

"Ton homme en passant" est le disque spontané de la rencontre d'un chanteur-compositeur avec un écrivain-parolier (Jérôme ATTAL, pour la totalité des textes), aussi dense que frais, à la fois longuement mûri et aussi immédiat qu'un premier roman. William ROUSSEAU crée un univers authentique où l'on parle des filles et des histoires d'amour sur le mode des rencontres, des séparations, des retrouvailles, et apporte une attention particulière, libre de toutes contraintes, à l'élaboration du petit scénario à la source de chaque chanson. Une musique qui entre dans la tête et des mots qui frappent en plein coeur.

Alors à toutes les filles, n'oubliez surtout pas d'aller chercher votre disque, "en passant" !

Ton homme en passant, William ROUSSEAU - Sortie le 2 mars 2009 chez 44 prod.

myspace.com/williamrousseauchante


Lou pour exportMusic.



 
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