18 mars 2009
Quidam
Interview
A Clermont Ferrand, comme dans toutes les terres volcaniques, on s’habitue aux secousses telluriques, à l’air caverneux des espaces vierges et froids, au désoeuvrement précurseur du travail à la mine ou à l’usine. On y répond, comme dans le nord de l’Angleterre, par le sport ou la musique. De fil en aiguille, la musique s’insinue dans les vies, les corps et les nuits. Alors on crée un groupe.
Quidam nous raconte cette aventure le temps d'une interview.
exportMusic : Depuis quand existe Quidam?
Quidam : Depuis 5 ans.
Est-ce le line up de départ?
Oui, il n'y a pas eu de changement, on est toujours restés tout les 3.
Qui écrit et qui compose dans le groupe?
Pour la musique c'est plutôt collectif, Yannick (guitariste) fait le
plus souvent les riffs mais en général on retravaille tous les trois
les compositions et au niveau des textes c'est moi qui m'en charge
(Pierre, bassiste).
4 ans après la présence de "Nos souvenirs" sur la compilation des
Inrocks, n'êtes vous pas blasés de la jouer encore aujourd'hui?
Non, parce qu'à la grande différence c'est que maintenant un plus
large public la connaît donc c'est assez marrant de le voir réagir sur
une chanson qui est connue maintenant, c'est assez drôle.
Vous avez joué en première partie de beaucoup de groupes, quel est
votre meilleur souvenir?
Je pense que c'est The Rakes lorsque nous avions fait leur première
partie au Rockstore à Montpellier, c'était une surprise on ne s'y
attendait pas, on l'a apprit la veille du concert. C'est un groupe que
nous écoutions beaucoup à l'époque où ils ont sortit leur premier
album, et donc ce fût un très grand souvenir.
Pourquoi avoir enregistré au studio Caraïbes à Bruxelles, et non à
l'ICP?
On cherchait quelque chose de plus petit. On y était déjà allés
enregistrer un EP et on aimait le côté familial et l'ambiance. Ca nous
a plu de se retrouver dans ce studio avec des personnes que l'on avait
déjà croisés.
Vos morceaux sont exclusivement en français, pensez-vous à écrire en
anglais prochainement?
On est en train d'écrire des titres, pour l'instant ils sont en
français. Ce n'est pas exclu, mais on ne sait pas vraiment, on ne
s'est pas décidés, mais pourquoi pas, ça pourrait arriver ...
Et des reprises?
On fait déjà des reprises comme JOY DIVISION, SMASHING PUMPKINS, et
Blondie. On les joue rarement étant donné qu'on fait des premières
parties on préfère jouer nos titres.
De quel artiste ou de quel groupe français vous sentez-vous
musicalement les plus proches?
Ca dépend des périodes. On se sent assez proches d'artistes comme
Alain BASHUNG qui vient de décéder, notamment pour les textes ou sa
carrière, mais aussi d'artiste comme Daniel DARC. On respecte beaucoup
de groupe, comme Luke.
Aimeriez-vous voir un artiste écrire ou jouer avec vous en particulier?
David BOWIE.
Avez-vous l'impression d'appartenir à une certaine scène en
particulier aujourd'hui en France, celle de Clermont peut être?
Non. On n'a pas du tout été influencé lorsqu'il y a eu tout ces
groupes parisiens qui sont sortis. Et la scène clermontoise c'est
beaucoup de groupes qui émergent, et c'est une vrai scène où tout les
groupes se connaissent. Je pense à Cocoon, on s'entend très bien
malgré qu'ils jouent des choses assez différentes. La Coopérative de
Mai et la mairie font d'ailleurs de plus en plus de choses pour les
groupes clermontois.
Que pensez-vous du groupe Subway?
On n'a jamais joué ensemble c'est un peu le regret que l'on a, on
aurait aimé faire un concert avec elles. Le dernier album est très
réussi, depuis l'arrivée de leur nouvelle chanteuse tout se passe très
bien pour elles, elles sont en train de travailler aussi sur leur
prochain album, nous n'en pensons que du bien. Ce sont des personnes
adorables et elles font de la bonne musique.
Ne regrettez-vous pas de ne pas être de Paris?
Non, pas du tout. C'est des fois compliqué pour y être tranquille,
pour y répéter alors que nous, nous sommes dans notre environnement là
où on est né, c'est important pour l'inspiration, ce qui fait que
notre musique est aussi différente. Clermont est une ville assez
populaire, il y a des coins où ça bouge beaucoup. On peut voyager
entre ces deux univers, on vient souvent à Paris voir nos amis, nos
familles, ça nous suffit!
Vous avez de nombreuses dates de prévues, d'autres dates vont-elles
être rajoutées?
Oui, sûrement des festivals, petit à petit il y a aura de nouvelles
dates.
Rêvez-vous, comme la majorité des artistes de remplir un jour l'Olympia?
Oui, bien sûr. C'est symbolique de faire l'Olympia et de le remplir,
la première étape avant l'Olympia serait la Cigale.
Si vous ne deviez garder qu'une chanson pour représenter l'album
qu'elle serait-elle?
"En eaux profondes", c'est une des plus vieilles chansons, que nous
avons beaucoup travaillé, remanié et tourné dans tout les sens. Elle
nous tient à coeur car c'est une des premières, et elle marque le plus
la rupture entre cet album et celui qui va arriver par la suite.
Avez-vous des regrets?
Euh (rires) non aucun regret sur le parcours que l'on a fait, les
choix dans le son ou dans notre manière de travailler, aucun regret!
Quels sont vos futurs projets ?
Faire un deuxième album, et tout les trois on a un peu des projets un
peu différents, on a envie d'aller assez vite au prochain
enregistrement. Dès que nous n'avons pas de dates nous sommes en local
de répétition pour les nouveaux morceaux.
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