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04 février 2008

Interview de Café Bertrand

En ce moment même en pleine finalisation du nouvel album de Café Bertrand « L’art délicat du Rock’n’Roll », mixé par Roger Glover (Deep Purple) et Peter Denenberg (Peter Denenberg a ouvert les Acme Studios avec des amis et a travaillé avec des géants du rock comme Bowie, Iggy Pop, Queen…), Walther, le chanteur du groupe, nous a accordé de son temps pour répondre à nos questions. Cette deuxième interview du groupe faite par exportMusic nous permet de constater la montée en puissance d’une bande de potes qui, en 1992, a eu l’idée de faire renaître le rock en France.


exportMusic : Walther, bonjour à toi, je te remercie d’avance pour le temps que tu accordes à exportMusic. Nous allons tout de suite parler du futur album, de la vente du DVD « Chapitre III », de cette dernière tournée avec Deep Purple, et la consécration à l’Olympia, mais juste avant tout cela, comment vas-tu ?

Walther :
Salut Pierre. Je suis heureux de constater l’évolution très positive de certaines structures comme la vôtre tout premièrement et c’est avec grand plaisir que je te salue au nom de tout le groupe.

eM : Alors vous avez tourné aux côté de Deep Purple en 2007 avec donc cette soirée inoubliable du 18 novembre à l’Olympia. Raconte-nous un petit peu ce concert. Que ressent-on quand on foule la scène qui a accueilli, il y a des années, des artistes comme Brel, Yves Montand, Dalida, ou même les Beatles ?

Walther : Effectivement, nous avons joué 36 dates en ouverture de Deep Purple en Nov 2006, Mars et Mai 2007 et Novembre 2007 et le point d’orgue fût la mythique salle de l’Olympia en effet ! Paradoxalement, l’Olympia est la plus petite salle que nous ayons faite avec Deep Purple puisque plus de 150 000 personnes ont vu Café Bertrand en première partie cette dernière année et la moyenne était de 5000 personnes par soir et ce, dans des Zéniths et/ou Parc des Expos. Cela va sans dire, jouer à l’Olympia était un moment magique pour nous. Voir le nom de son groupe sur la façade de l’Olympia, jouer devant une salle comble et qui est restée à bloc du début à la fin du concert nous a provoqué des frissons indéfinissables ! Une scène foulée par les plus grands depuis 1954, je pense que tous étions imprégnés par l’atmosphère particulière de cette salle, que faire à part savourer cet instant avec un maximum d’ouverture. Rien que d’en reparler nous en avons encore les frissons, il faut dire que nous nous sommes fais relativement plaisir sur toutes les dates, et l’Olympia nous a tatoué le cœur à jamais !

Votre tournée s’achève donc en novembre 2007 et votre nouvel album sort en mars prochain. On n’a pas l’habitude de voir des groupes français agir aussi vite, ça se voit surtout aux Etats-Unis avec des labels indépendants. N’éprouvez-vous pas le besoin de souffler un peu ?

Walther : Au contraire, Café Bertrand a un potentiel de travail très important et une endurance à toute épreuve, chaque membre du groupe ayant tourné en France et à l’étranger avant Café Bertrand et puis, c’est un choix que de se lancer corps et âme dans la musique. Enchaîner l’enregistrement de l’album avec un tel rythme (l’album a été enregistré aux studios Ferber en Octobre juste avant la 3eme tournée de l’année) a été certes fatiguant mais quel pied ! Souffler devient secondaire tout à coup et de toute façon, la spécificité de Café Bertrand est que nous respirons tous ensemble, c’est la remarque que l’on nous fait le plus souvent après les concerts. On espère ne pas respirer du tout sur cette année 2008 ou nous reprenons la route à partir d’Avril.

eM : Comment est venue cette envie d’un nouvel album ? Est-ce que vous avez ressenti l’envie d’écrire juste après la dernière tournée ou bien était ce quelque chose de réfléchi et de prémédité ?

Walther : Alors que nous tournions les titres de l’album « les airs empruntés », on travaillait aussi sans cesse sur la composition, l’écriture et déjà, dès les premières dates effectuées avec Deep Purple, nous avons joué des nouveaux titres, pour tester la réaction du public, les instants à revoir ou pas et ce fût un gros avantage de pouvoir composer tout le temps, puisque la vie a été insufflée par le live à la plupart des titres de « l’art délicat du rock’n’roll ».

On a maquetté 25 titres pour en tirer 12 au final. Il n’y avait pas de date butoir prévue pour l’enregistrement et cela s’est fait tout seul. Arrivés à la fin de l’été 2007, nous avions une idée relativement précise de ce que nous voulions. Personnellement, je n’écris plus que les textes et ne compose plus, Alain (bassiste), Stéphane (guitare lead), Denis (guitare rythmique) et Manu (batterie) se sont chargé de composer un écrin pour les textes que j’avais écrit, j’ai parfois fait l’inverse et poser des textes sur des tournes qu’ils avaient déjà composées et Café Bertrand a pris une direction un peu plus hard , plus engagée, plus rock, plus dévastatrice, plus influencée par le rock des 70’s, indéniablement.

Donc rien de prémédité, nous fonctionnons à l’instinct la plupart du temps, un groove, une intention, un climat nous interpelle et on finalise très vite le titre. Encore une fois, c’est au fil des lives que nous peaufinons le tout.

eM : Avant même de rentrer vraiment dans l’album en lui-même, le titre « L’art délicat du Rock’n’Roll » est déjà frappant. Le rock’n’roll renvoie aux notions de spontanéité, de brutalité, on a envi de se faire plaisir sans réfléchir. Ici on a l’impression que le groupe veut donner une autre image du rock’n’roll, comme quelque chose de très travaillé, de « délicat ». Dis-en nous un peu plus sur ce nom.

Walther : Que le titre soit frappant c’est heureusement voulu, puisque c’est un des paramètres pour amener un maximum de gens, critiques de rock ou futurs fans, à faire l’effort d’écouter ce disque et c’est un titre qui dévoile l’auto dérision du groupe, nous faisons du rock’n’roll, mais je ne crois pas, en tout cas sur scène, que l’on soit un brin délicats (rires) ! En même temps il reste très délicat de tenter de défendre le rock en France, en français encore plus. Ceci dit, tous les titres ont été conçus très spontanément, ils sont assez brutaux et on s’est fait énormément plaisir mais en réfléchissant toujours à la cohérence par rapport au groupe, à son identité et à ses objectifs.

eM : Beaucoup de groupes français créent leurs albums selon un fil conducteur précis. On pourrait par exemple citer Indochine, qui dans leur dernier album, raconte l’histoire de deux jeunes filles. Mais c’est également valable pour Dionysos, leur nouvel opus complète directement le livre de Mathias Malzieu, « La mécanique du cœur ». A l’inverse, des groupes comme les White Stripes ou les Black Keys essaient de prendre de la distance entre chaque morceau, et donnent justement cet aspect unique et authentique dans chaque chanson.
Comment Café Bertrand a fonctionné pour ce nouvel album ? La démarche a-t-elle été la même que pour « Les Airs Empruntés » ?


Walther : Pas du tout la même non car déjà, il y a eu un changement dans le groupe puisque Dominique Landoni, guitariste de Café Bertrand de 2001 à 2006 a du quitter le groupe pour problèmes de santé et que Denis Baruta qui le remplace a amené sa « touch ». De plus, « les airs empruntés » a été enregistré avec mes guitares rythmiques alors que là, sur le nouvel album c’est Denis qui joue, vous constaterez la différence !

On a fonctionné comme doit fonctionner un groupe, en étant tous attentifs à la retranscription que l’on voulait faire par rapport à notre vision du Rock’n’Roll et à l’habillage d’un rock qui a un chant en français avec une musique issue directement des racines, The Who, Led Zep, AC/DC, Kiss, Whitesnake etc. Pour les textes, je suis un amoureux de la langue de Molière et je ne saurais pas écrire en anglais, pas dans le style que je peux prétendre avoir dans ma langue natale.
Sinon, on ne s’est pas posé de question, on ne voulait pas faire un « concept album », mais simplement notre album et chaque titre est une histoire, un constat. Il n’y a pas deux titres dans l’album qui soient là pour être la suite d’un autre ou son complémentaire. 12 titres, 12 histoires.

eM : Les airs empruntés » justement a eu un bon succès auprès des sites de musique ou de grande distribution. Je me souviens avoir lu une très bonne critique du groupe à la Fnac par exemple. Comment avez-vous vécu ce succès ?

Walther : Cet album a été Sold Out juste avant la dernière tournée avec Deep Purple, et ce, grâce à l’exposition dont nous avons bénéficié lors des 2 précédentes tournées, aussi, notre label indé Rock Revolution Records a ré-édité ce disque en digipak collector , ce dernier étant sorti en Décembre 2007, en même temps que le single « Sainte Tutelle » tiré du nouvel album à venir et qui lui présente 2 titres avec « Amnésie ». Parler de succès est un grand mot mais effectivement nous avons eu beaucoup de très bons articles (Guitar Part, Guitarist, Crossroads, etc) et de plus en plus de médias se sont mis à diffuser le groupe. Mais on a constaté aussi qu’il est très difficile d’exister à plus grande échelle sans grosse diffusion et quand on entend ce que la plupart des radios passent… on se contente de notre petit succès bien à nous, l’important c’est le sourire qu’on les gens en face de toi quand tu es sur scène, il est là le trip et pour un groupe de rock français, 35 zéniths et l’Olympia avec Deep Purple, ça nous suffit pour savoir qu’on est peut être sur le bon chemin.

eM : Ce succès vous a-t-il mis une pression pour écrire « L’art délicat du rock’n’roll » ?

Walther : Non car ce nouvel album est fondamentalement différent de l’ancien, on s’est permis la prise de risque de faire cela ! Il fallait être cohérent par rapport à l’ancien album mais novateur en même temps et de toute façon, on a du mal à refaire « la même chose » et ce n’était pas le but. Certes, le fait de constater que « les airs empruntés » a été très bien accueilli nous a mis du baume au cœur car cela nous fait exister encore une fois, mais la pression est venue surtout des lives effectués et de la réponse constatée du public qui nous a super soutenu sur toutes les dates.

eM : On va commencer à entrer plus dans les détails, on peut déjà entendre un extrait de la chanson « Sainte Tutelle » sur le site ou le MySpace du groupe, et dès la première écoute, on sent que vous n’avez pas décidé de vous calmer. C’est violent, entrainant, les riffs nous rappellent même quelques tubes de Deep Purple. Est-ce que cet extrait reflète bien l’album ?

Walther : Je crois que ce titre est un bon premier single et qu’il reflète notre volonté commune d’envisager le rock avec un angle plus approprié à nos identités respectives, mais le nouvel album réserve des titres qui vont s’avérer surprenants, on s’est plongé dans ce que nous aimions viscéralement dans le rock et nous sommes très fiers de ce que nous avons enregistré.
Il est vrai que le nouvel album n’est pas plus calme, mais nous ne sommes pas des calmes et les textes que j’écris ne se prêtent pas, pour la plupart, à des climats « chill out » lol, la personnalité de tous non plus!

Tout le matériel a été repensé de plus, Stephane joue sur « Wild Rusty », une guitare du luthier Barillon avec un ampli Engl, puisqu’il est endossé par cette marque (Steve Morse de Deep Purple joue sur Engl). Denis joue sur Gibson (Les Paul et Explorer) et ampli Hiwatt. Alain sur une basse Barillon également et ampi Ampeg SVT VR, quant à Manu, il joue sur une batterie DW, un monstre fait sur mesure. Le son s’en ressent, l’impact que l’on désirait aussi !

eM : A propos de l’album, peux tu nous en dire plus ? Combien il y a-t-il de morceaux ? Est-ce que tout l’album est électrique, ou cède-t’il la place à l’acoustique de temps en temps ?

Walther : L’album est forcément très électrique, avec une puissance de feu deux crans au dessus du précédent déjà. Ensuite, nous ne savons pas encore si nous insérons un titre acoustique ou pas, tout cela est en cours en ce moment même, mais il y aura, sûr, 12 titres.

eM : « L’art délicat du rock’roll » est donc mixé par Roger Glover et Peter Denenberg. Comment ça s’est passé ? T’es chez toi, tu reçois un coup de fil de Roger Glover ou bien tu l’appelles pour lui proposer de mixer ton groupe ?

Walther : Encore plus simple que cela ! Ce qui est merveilleux dans cette aventure est que la rencontre avec Roger Glover a été magique tout simplement. Nous ne pensions pas un instant attirer l’oreille de l’auteur-compositeur de « Love is All » ! RG (Roger Glover) était sur scène pendant nos prestas, pratiquement à chaque date, il nous a donc vu jouer plus de 30 fois et c’est un soir de Novembre 2007, après le concert au Zénith d’Orléans, que nous nous sommes retrouvés à faire la fête ensemble. Roger est monté dans notre tour bus et nous sommes partis à discuter tous pendant des heures. Nous en sommes arrivés naturellement à parler de l’album, des nouveaux titres, etc., et il nous a proposé de mixer déjà 2 titres et si ses propositions de mix nous convenaient il ferait le reste. Un moment inoubliable !

Il a mixé à New York (Studios Acme), seul sur deux titres, puis avec Peter Denenberg pour le reste et nous sommes très satisfaits des mix, ils ont tout simplement tout compris à l’intention que l’on désirait retranscrire dans notre musique ! La surprise est venue du fait que notre label Rock Revolution Records a fait mixer tout l’album, de tous côtés, tout le monde s’est donné les moyens de concrétiser ce rêve, et nous sommes très impatients de recevoir les bandes !

eM : Sur votre MySpace, on peut lire « Un ovni va débarquer sur terre ». Va-t-on avoir un album qui fait rupture avec le rock actuel ?

Walther : Jamais nous n’aurions la prétention de prétendre être des novateurs et instaurer une nouvelle écoute du rock tout premièrement, mais il y aura une différence avec la plupart sur le son déjà, qui est vraiment plus que monstrueux, rock à 300 pour cent, sur les mix car ce n’est pas un français donc, et la façon de placer la voix, la spatialisation des instruments etc. est typique rock 70’s comme ces disques qui ont tous orné nos platines depuis notre enfance. En cela, de par la production de l’album donc, oui il y a une rupture avec ce qui se fait actuellement. On pourra nous classifier d’old shool, hard rock, bref tout les qualificatifs imaginables, on ne pourra pas nous enlever l’étiquette ROCK.

eM : Vous annoncez une tournée à venir très prochainement, avec la sortie de l’opus, allez vous continuer la formule Deep Purple/Café Bertrand ?

Walther :
Oui une tournée parce que c’est notre vie ! Le studio est pour l’esprit ce que le corps est à la scène, c’est donc logiquement en live que l’on va continuer à vivre. Le groupe jouera en France, en Italie, en Belgique, en Angleterre, de plus en plus en affiche heureusement et nous espérons aussi en ouverture à nouveau de Deep Purple bien entendu. Mais aucune date n’est fixée à ce jour en France pour 2008 encore, cela dit, si ils reviennent, nous serons là ! Il se peut aussi que nous allions jouer au Canada, en Allemagne et en Autriche, très sûrement en Angleterre aussi, le challenge nous parait un peu moins lourd à porter maintenant même si il nous reste beaucoup de chemin à parcourir encore.

eM : On va quand même laisser un peu de suspense, ne pas tout dévoiler, mais dis moi, quels sont aujourd’hui tes albums de chevet ?

Walther :
Autant les membres du groupe sont influencés par le rock anglais et américain des 70’s, autant je n’écoute presque exclusivement du français. A part donc ACDC et Stéréophonics, RATM, The Doors, j’écoute beaucoup Romain Humeaux (Eiffel) solo ou pas, No One is Innoncent dont je suis un grand fan, Noir Désir bien sûr, mais aussi Ferré, Piaf.
J’adore également le swing manouche, plus roche de mes origines, comme trio Rosenberg, Django Reinhardt, Thomas Dutronc, Sanseverino mais aussi et surtout les jeunes groupes de l’hexagone, les « minots de l’ombre » qui ne demandent qu’a être découverts.

eM : Comment expliques tu qu’en France, on n’arrive pas à importer beaucoup de groupes étrangers, excepté les anglais. Il y a-t-il une certaine indifférence des français vis-à-vis du rock étranger ?

Walther :
Je trouve que c’est l’inverse ! On nous abreuve de groupes anglais car il suffit qu’une formation entre dans la « hype » du moment, qu’elle sache jouer ou non, pour qu’on la cartonne en radio. Entends-tu beaucoup de groupes chantant en français (je parle de rock pas de variété) sur les média et dans les programmations de festivals ? Que dalle ! Les demandeurs ce sont les auditeurs aussi, c’est le serpent qui se mord la queue, alors les radios en passent de plus en plus, on est loin des 40 pour cent de « chanson française » qui devraient être appliqués. Peut être que les groupes rock français qui chantent en anglais ont une vraie raison finalement…

eM : Comment vis tu personnellement la montée du groupe ? C’est vrai que d’un côté c’est la reconnaissance d’un long travail, entamé il y a plus de 15 ans, mais n’est ce pas aussi quelque chose d’inquiétant ? Est-il encore possible d’aller un soir dans un café, sortir sa guitare et faire un set de 20 minutes juste pour se faire plaisir quand on appartient à Café Bertrand ?

Walther :
Tu sais c’est sur ces points là qu’on a gagné de plus en plus de public. Pour quelle raison serions-nous distants des gens qui viennent nous voir jouer ? On est au contraire très présents après les concerts car c’est discuter avec le public qui est génial.

Il ya certains lieux bien entendu où il va être plus délicat justement de passer inaperçu mais c’est loin d’être une sinécure et jouer de la zique, où que ce soit, devant qui que ce soit, ça reste toujours un plaisir ou alors il faut s’arrêter.

eM : On ne va pas parler de politique, mais c’est vrai que l’année 2007 n’a pas été riche qu’en musique. Tu te sens comment politiquement ? Engagé ?

Walther :
Désengagé, pas concerné un brin par ce qui s’est défendu à droite comme à gauche qui est beaucoup plus enclin à être mon camp déjà et surtout abasourdi par la dictature qui s’installe doucement au cœur d’un peuple que je pensais à la base de pas mal de révolutions, j’avais cru que la bastille… Donc en clair, on est forts en gueule et très peu dans les actes, du côté des élus, comme des votants, c’est navrant de voir de plus en plus de carrières s’axer dans ces domaines si flous et de constater une hausse du chômage dans les métiers qui ont fait la France, l’odeur du fascisme sous jacent et force est de constater que depuis des années on est gouverné à coup de rames et perso, la galère, quand je peux éviter… On s’engage en métaphores sur pas mal de sujets, dans nos actions aussi mais on ne met pas le côté politique en avant dans nos titres même si nous avons communément les mêmes avis sur le climat politique du moment !

eM : Alors pour finir cette interview, que peut on te souhaiter pour que 2008 soit encore mieux que 2007 ?

Walther :
On peut souhaiter qu’il y ait de plus en plus de programmateurs qui s’intéressent à la place que prend le rock français sur l’hexagone et que Café Bertrand soit à l’affiche de nombreux festivals, on vient de tourner une année en salle, et on aime le grand air ;-) ! Et bien entendu qu’un maximum de monde checke les albums, singles, dvd du groupe sur le site du label ou sur fnac, virgin, etc.

eM : Et enfin, comme on ne change pas une équipe qui gagne, qu’as-tu envie de dire aux gens qui vous suivent et qui attendent ce nouvel album ?

Walther :
La plupart des grands assidus de Café Bertrand vont souvent voir le MySpace du fan-club et/ou sur le site officiel (en refonte actuellement, il sera remis en ligne dans 2 ou 3 semaines) via la « newsletter » et sont au courant mais si je devais leur dire quelque chose ce serait « vous savez qu’on l’a enregistré avec le cœur et les tripes » et « nous n’aurons pas repoussé la sortie de cet album pour rien » ! Et bien entendu « super merci » nous sommes là car vous êtes là.

Merci à toi Walther, pour ce temps accordé à exportMusic. Bon courage pour cette année qui s’annonce palpitante et je te souhaite le maximum de réussite avec « L’art délicat du Rock’n’Roll ».

Voici la tracklist actuelle de « L’art délicat du rock’roll », dans le désordre :

  • Sainte Tutelle
  • Amnésie
  • Riff
  • Le Pion
  • Visages de Cendre
  • Exil
  • Endémie
  • Mescaline
  • C’est Comme Ca
  • A Tous Les Ages
  • Les Pages Du Temps

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    Pierre pour exportMusic.



     
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