10 juillet 2007
Le Rock dans tous ses états, édition 2007
Cette édition 2007 était un peu spéciale pour l’un des plus vieux festivals français puisqu’elle a bien failli ne jamais voir le jour suite au départ de l’ancienne équipe et à certains problèmes politiques et financiers.
Bien heureusement, une tripoté d’artistes qui n’a rien à envier aux précédentes programmations se produisis cette année encore sur l’hippodrome d’Evreux les 6 et 7 juillet 2007.
Deux jours de rock bien sûr, mais pas seulement.
Vendredi soir, 20h30, le son se coupe encore un fois pour les anglais de Maximo Park. Paul Smith le leader endiablé, ici un peu déboussolé en vient à implorer le ciel. Le son revient, et Maximo Park parvient tout de même à insuffler toute son énergie au public encore clairsemé de ce début de soirée.
21h30, le soleil commence à se coucher sur Evreux. Derrière une épaisse paire de lunettes, Sean Lennon ne perd pas une miette du spectacle, il invite même le public à en admirer la lumière. Sur un nuage, le fils de Yoko & John nous sert une délicieuse mélodie Pop. Dans un excellente français il nous présente ses chansons, notamment L'Eclipse qu’il a enregistré en duo avec -M-.

Le leader de The Rakes, une pile électrique à lunettes roses ne tient pas en place. Une Pop British très inspirée dont seul le pays de sa majesté a le secret.

!!! (Chk Chk Chk). Imprononçable. Délirant. Les chanteurs gonflés à la bière, se déhanchent frénétiquement, s’élancent en Slam, assurent le show en cette fin de soirée sur l’Hippodrome.

Samedi, 20h05. Clap Your Hands and Say Yeah. De nature peu expressifs, les New Yorkais faisaient ce soir là carrément la gueule. Un show très rapide qui n’enlève rien à cette voix toujours aussi atypiquement séduisante.

CAKE. La classe d’une musique accomplie, un charisme presqu’arrogant. On adore.
Jehro nous livre une musique métissée qui trouve ses sources bien au-delà de son Marseille natal.

Aaron, dernier groupe programmé de la soirée. Tellement content d’être là, qu’on ne peut que l’être également. Une bonne partie du public déjà séduite avant le show, tout acquise au jeune duo. Le reste des spectateurs ne tarde pas à le devenir. Leur pop mélancolique et troublante séduit, tout comme la vitalité de Simon le chanteur.
Le rappel bruyamment réclamé ne se fera finalement pas.
01h50, le festival se termine. Il ne nous reste plus qu’à déambuler entre les gobelets pour rejoindre la sortie.
Julien pour exportMusic.
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